LA PYRALE DU BUIS

LA PYRALE DU BUIS (papillon se transformant en chenille défoliante) : comment lutter ?

 
Le premier réflexe des personnes concernées est bien souvent de se jeter sur le premier insecticide chimique à leur portée et d’en asperger copieusement leurs buis. Ce traitement est certes efficace : les chenilles vont bien mourir, mais tout ce qui se trouve autour également, et pendant longtemps, car ces produits ne sont pas biodégradables. Votre environnement immédiat va en pâtir et probablement votre santé aussi. Il existe d’autres méthodes pour combattre ce ravageur :
 
  1. La détection visuelle et le piège à phéromones
Il est indispensable de détecter le plus tôt possible une éventuelle infestation, si vous êtes dans une zone sensible, vous devez inspecter vos buis au moins une fois par semaine. 
Vous pouvez compléter votre surveillance par la mise en place de pièges à phéromones pour capturer les papillons mâles. En plus de limiter les attaques, ces pièges vous permettront de détecter plus tôt la présence de papillons. 
Une visite régulière des pièges en complément de l'inspection physique des plantes vous permettra de traiter plus rapidement et donc de protéger plus efficacement vos buis.   
Le traitement par les phéromones est une solution totalement naturelle pour traiter ce ravageur. Le principe est d’utiliser les substances volatiles émises par l’insecte femelle pour avoir une action d’attraction sexuelle sur le mâle. Attiré, l’insecte mâle est piégé et éliminé. Cela évite l’accouplement, la reproduction, la ponte des œufs et les nouvelles larves. C’est la plus recommandée.
 
  1. Le traitement biologique contre la pyrale du buis
Une option biologique : les bactéries entomopathogènes, le Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Delfin par exemple). Cet agent pathogène est efficace lorsqu'il est ingéré par les chenilles.  Le Bacillus thuringiensis ssp. kurstaki, couramment désigné par son acronyme Btk, est une bactérie qui vit naturellement dans le sol. Depuis une trentaine d'années, on l'utilise partout dans le monde comme agent de lutte biologique pour réprimer les populations de divers insectes ravageurs forestiers et agricoles.
La chenille est infectée lorsqu'elle dévore les parties de la plante arrosée par la bactérie. Cette bactérie produit des spores et des cristaux de protéines qui entraînent la libération d'une substance toxique dans l'intestin des chenilles. Cette substance leur corrode la paroi intestinale et a pour effet de paralyser les mâchoires de la chenille. Quelques heures après l'absorption du produit, la chenille ne peut plus s'alimenter et meurt dans les jours suivants. 
ATTENTION, la réglementation évolue régulièrement.
La liste des spécialités commerciales destinées à être utilisées pour lutter contre la pyrale du buis sont disponibles à l'adresse Internet suivante : www.fytoweb.fgov.be
 
  1. La lutte mécanique contre la pyrale du buis
Pour réduire l'attaque des chenilles et dans l'attente d'effectuer un traitement avec le bacille de thuringe, vous pouvez lutter mécaniquement :
- Si vos buis sont de petite taille et peu nombreux, il est possible d'envisager une lutte physique en coupant les parties infestées de la plante et en enlevant manuellement les œufs, les chenilles vertes et noires et les chrysalides de la pyrale du buis
- Si vous possédez des haies de buis ou des buis de grande taille, vous pouvez secouer ou frapper vos buis avec un bâton. Les chenilles étant sensibles aux vibrations, elles tomberont au sol. Pour faciliter le ramassage, disposer au préalable un filet ou un tissu au pied vos buis. Vous pourrez ensuite ébouillanter ou brûler les chenilles.
PS : la pyrale du buis n'est pas une chenille urticante.
 
  1. La mise en quarantaine ou la protection des buis encore sains
Vous pouvez utiliser un filet anti-insectes pour protéger vos buis qui ne sont pas encore touchés. De mars à octobre, tant que la présence des papillons est signalée dans votre secteur, vous placez un filet à maille fine sur vos buis.
L'usage du même filet placé sur un buis touché fera office de mise en quarantaine et évitera que des papillons nés dans le buis aillent pondre sur les buis voisins.
 
  1. Donner l'alerte
Si une de vos plantes est touchée ou en cas de capture d'un papillon dans un piège, vous devez informer le voisinage de la présence du ravageur : des actions collectives de surveillance et de traitement sont indispensables pour limiter la propagation de la pyrale du buis.
Prévenez également le service environnement au 071/85.81.13 ou sur environnement@lesbonsvillers.be
 
Que faire après la pyrale du buis ?
 
Pour les buis déjà très attaqués et défeuillés, il est conseillé (après avoir détruit les chenilles, bien sûr) de les laver avec un jet d’eau puissant (voir même un karcher pour les gros) afin de les débarrasser des filaments et feuilles sèches laissées par les chenilles (ces déchets contiennent souvent encore des chrysalides). Vous pouvez ensuite appliquer un fertilisant (compost) au pied de vos buis pour les rebooster et ils devraient repartir assez rapidement. Vous pouvez également effectuer une légère taille, cela devrait l’aider à repartir.
Restez vigilant, car cet envahisseur n’est pas près de disparaître et va faire de gros dégâts chaque année si vous n’y prenez pas garde. La pyrale du buis commence ses ravages à partir de mars avril, voir même février mars pour les coins bien exposés et ce, jusqu’au mois de novembre.
 
Remarque : certaines chenilles arrivent à passer l’hiver, donc les premières attaques de printemps peuvent avoir lieu avant l’arrivée des papillons. Les déchets de taille des buis contaminés doivent être brûlés pour éviter toute prolifération.
Il est toléré de brûler ses déchets en cas de gros problème phytosanitaire.
 

      
 
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